mercredi 8 octobre 2008

J'irai dormir chez vous

Nan, pas moi, en fait. (enfin, si vous êtes intéressé, laissez quand même votre téléphone, on ne sait jamais...)

Peut-être connaissez-vous la série-documentaire "J'irai dormir chez vous" (voir le site ouew). Cette très bonne émission prend pour principe un homme (Antoine de Maximy) qui parcourt un pays, en cherchant à s'incruster chez les habitants, pour mieux connaitre leur vie, leurs coutumes, etc.
Une émission fraiche, originale, souvent drôle, parfois émouvante, qui a pas mal de succès.

Hé bien figurez-vous qu'il va sortir en flim.





Par ailleurs, vous pouvez retrouver tout plein de ses vidéos sur YouTube, même si les DVDs, c'est pas plus mal de les acheter....

jeudi 25 septembre 2008

Coup de chaud dans nos machines !

(image : Flickr)
Pas de panique. Enfin, pas encore. Je vais vous présenter ici un problème récurent en informatique, celui de la chaleur.
La chaleur est un mécanisme de dissipation de l'énergie produite, en gros, par le frottement des électrons lors de leur passage dans les métaux. Alors pourquoi les constructeurs et les utilisateurs font-ils la guerre à ce phénomène ? Hé bien sous l'effet de la chaleur, les matériaux se dilatent. Aux débuts de l'informatique, des transistors de carte mère en arrivaient même à se briser sous l'effet de la dilatation. Aujourd'hui, on s'arrange pour que tous les composants aient un coefficient de dilatation très proche, pour qu'ils s'étirent tous bien sagement.

Mais hors de ça, la dilatation créer une perte importante de performance, et une fragilité aux chocs, et use le composant.

Voilà pourquoi tout est optimisé pour éviter la chauffe de vos machines ; les cartes mères sont une superposition de couches d'époxy (isolante) et de cuivre (évacuatrice de calories), tous les équipements non-imprimés tendent à s'équiper de ventirads (ventilateurs montés sur radiateur qui évacuent l'air chaud) : processeurs et alimentations, d'abord, puis cartes graphiques, et désormais, mémoires et périphériques de stockage !... Viennent enfin ceux du boitier, qui permetent d'éviter que tout ça ne baigne dans un four à chaleur tournante. Les plus chanceux (enfin, riches quoi) d'entre-nous en arrivent même à s'offrir des systèmes de refroidissement à eau, ou encore à Azote liquide...

Bref, au final, on s'en sort plutôt bien.
Enfin... C'est sûr, quand on n'a qu'une machine à entretenir... Et encore, un simple aller-retour entre la pièce dans laquelle tourne la bestiole depuis un moment, et celle d'à côté suffit à remarquer quelques degrés de différence.

Imaginez maintenant l'enfer (insérez petit rire du mec fier de son jeu de mots ici) que représente un hangar à serveurs. Refroidir tout ça représente, pour des complexes gigantesques (Google, Microsoft, la NASA...) des couts faramineux !
D'après les estimations, la consommation des serveurs d'informations représentaient 1% de la consommation électrique mondiale en 2005.

Alors quoi ? Et bien voilà qu'aujourd'hui, on se retrouve dans une guerre du froid (et non pas une guerre froide...). Les enjeux étant de réduire les couts, bien sûr, mais également de rendre son image plus verte.
Google. Imaginez ! En Septembre 2005, l'entreprise annonçait 8 milliards (8 168 684 336) de pages indexées. Et 1,000,000,000,000 d'URLs uniques (via). Et regardez la vitesse à laquelle le site répond à chaque requête... Hé bien Google entreprend de stocker ses serveurs sur des embarcations à 11km "offshore". 11km ? De quoi ne plus avoir à payer de taxe de propriété... L'électricité devrait par ailleurs être fournie en utilisant la force des vagues, et l'eau de mer offrirait alors une merveilleuse réserve d'eau froide.

De son côté, Sun veut utiliser des mines de charbon abandonnées au Japon pour enterrer au frais ses machines à peu de frais (via). Intel tente lui de créer des Data Centers en utilisant l'air venant de l'extérieur (et oui, il fallait y penser ! Utiliser le monde extérieur, quelle idée !) (via).

Microsoft n'est pas en reste, bien sûr. Première idée : mettre les serveurs dans des tentes. Cela a entrainé quelques situations de test plutôt cocasses (comme une feuille coincée dans un serveur) (via). Seconde idée, aller construire un centre de données en Sibérie !... Dommage que la main d'œuvre ne soit plus aussi cher là-bas qu'il y a quelques dizaines d'années ... (via)


Tous ces problèmes, bien sûr, trouvent encore et toujours de quoi faire des heureux. Ces chercheurs anglais ont par exemple trouvé un moyen de transformer la chaleur en électricité ! Le Groenland, lui, veut aussi tirer son épingle du jeu, et invite chaleureusement les serveurs à venir s'installer chez eux.

Et voilà, vous savez tout ! J'espère que la longueur de cet article ne vous a pas trop refroidi ... (promi, j'arrête.)

mercredi 24 septembre 2008

Mich' Traceur sans Michel Chevalier

Aujourd'hui est un grand jour, le retour d'un certain chevalier solitaire dans un monde dangereux. Le chevalier et sa monture ! Nouveau héros des temps modernes, dernier recours des innocents, des sans-espoir, victimes d'un monde cruel et impitoyable. Sa monture ? KITT !

Bon d'accord, le chevalier ne s'appelle plus Michael Knight, mais Mike Traceur, ancien militaire et fiston de celui-là (ça doit rendre mieux avec l'accent américain j'imagine), mais Michel et Mich' ne se sont jamais connus, première preuve de l'habilité des scénaristes, je sais pas moi pour une fin de saison à émotion par exemple. Deuxième preuve de cette habilité incontestée, le nouveau KITT ne change pas de nom, oui, KITT (Knignt Industries Two Thousand, K2000) devient KITT (Knignt Industries Three Thousand, K3000), bravo les gars !

Je rappelle pour ceux qui n'étaient pas au courant, que ce projet a été mûrement réfléchi, en fait un téléfilm Knight Rider (nom original de la série) a été diffusé le 17 février 2008 sur NBC, en guise de test et de pilote. Le test passé avec brio, plus de 12 millions de téléspectateurs, le pilote se voyait complété de 12 nouveaux épisodes diffusés à partir du 24 septembre à 20 h (donc aujourd'hui !), heure locale. Premier test passé, deuxième test lancé, le succès de cette douzaine d'épisodes déterminera si la saison sera conclue ou non en 22 épisodes.

Beaucoup d'informations ont évidemment déjà été divulgués depuis février, les personnages clés, l'intrigue principale, quelques liens entre les personnages, enfin, ce n'est pas un blog consacré exclusivement à la télé, donc je vous laisse en suspens, les vrais fans en seront d'autant plus excités et les non fans plutôt soulagés (Vous l'aurez compris, les informations sont faciles à trouver). Mais juste pour ceux-ci et ceux-là, comment résister à ça :

Vive NBC !

mardi 23 septembre 2008

Plat du jour : G1


Enfin ! Le très attendu "Google Phone", fabriqué par le groupe taïwanais HTC, a été lancé officiellement aujourd'hui à New-York par T-mobile, le premier opérateur à commercialiser la bête à partir du 22 octobre aux Etats-Unis. Le HTC G1 sera vendu à près de 180$ avec un abonnement de 2 ans démarrant à 25$ par mois.
Il sera équipé du système d'exploitation libre Android, habitué aux smartphones et PDA, créé par la start-up Android, rachetée par Google en août 2005. Ce système d'exploitation a été conçu spécialement pour les applications existantes de Google comme Gmail ou Google Maps. Bien entendu, son principal concurent sera le système d'exploitation made in Apple, OS X Mobile, sans oublier Palm OS, Windows Mobile et Symbian respectivement conçus pour les mobiles Palm, Windows et Nokia. Enfin, selon un expert high-tech du New York Post, David Pogue, le téléphone pourrait être débloqué au bout de 90 jours (à confirmer).
En Europe, le premier mobile Google devrait être exploité par Vodafone et disponible au premier semestre de 2009 selon les dires de l'opérateur. En France, sa distribution serait exclusivement attribuée à SFR, détenu à 44% par Vodafone, donnant ainsi lieu à la bataille attendue SFR G1/Orange iPhone. Malheureusement aucun prix européen n'a encore été annoncé.

Les caractéristiques d'origine du T-mobile G1 sont assez complètes à l'instar de l'iPhone v2 : Wi-Fi, 3G bibande, GSM/EDGE quadribande, écran digital, GPS. Avec quelques petits plus : clavier physique coulissant, batterie amovible, appareil photo de 3,2 millions de pixels, carte mémoire micro SD (1Go d'origine pouvant aller jusqu'à 16Go), lecteur audio avec accès au store Amazon MP3, navigateur web complet (basé sur Webkit), et fonction "multi-tâche". En revanche il n'a pas la vidéo caméra de son concurrent, sa connectivité Bluetooth se limite qu'aux connections avec les oreillettes sans fil et aucun lecteur vidéo n'est pré-installé, seules les vidéos de Youtube marchent grâce à un accès direct.

Enfin l'aspect du G1 ne fait pas oublier les qualités de l'iPhone tant au niveau de son interface (manipulations au doigt) qu'au niveau estéthique. Un ancien chef produit de Google Mobile, Ulf Washburg, résume violemment ce dernier point : "J'ai vu de nombreuses versions du logiciel pendant mes 2 ans et demi chez Google, mais pas du terminal, car malheureusement il n'a pas changé depuis des années, mis à part les couleurs. C'est la raison pour laquelle les gens jugent le design du G1 peu esthétique et vieillot ! Quant au sticker "With Google" au dos du téléphone, il est tout simplement ridicule".

La remarque de l'ancien "Googlien" parait plutôt juste car la partie Software du G1 force l'admiration. En plus du navigateur Web complet proposé par Android, l'utilisateur aura accès sans difficulté à Gmail, Google Maps (avec l'add-on Google Maps Street View qui donne la sensation de voir les rues comme si on y était), Google Contacts, Google Agenda, Google Calendar, etc. C'est donc sans surprise que le mobile n'est pas compatible avec Microsoft Exchange (gestion des mails made in Microsoft).
Deuxièmement l'Amazon MP3 Store, qui donne accès à une flopée de musiques grâce à son "DRM-free" (sans Digital Rights Managment, c'est à dire sans protection de l'utilisation des œuvres numériques), permettra aux utilisateurs d'acheter et de télécharger directement sur leur Google Phone des chansons à 0,89$ ou des albums entre 5,99$ et 9,99$.
Enfin, le G1 donnera accès à l'Android Market, au même titre que l'iTunes App Store pour l'iPhone, pour faire ses emplettes dans le marché des applications. A retenir, selon moi, ShopSavvy qui permet de scanner le CUP (code-barres) d'un produit avec le téléphone qui compare dans la foulée les différents prix du produit dans les autres magazins. Ce marché permettra aussi d'acheter des jeux, comme le mythique Pac-Man de Namco.

Quoi qu'il arrive, l'arrivée du G1 va faire une petite révolution dans le monde du mobile qu'on l'aime ou non (à noter qu'il s'agit que d'une première version). Android ouvre beaucoup de portes comme l'open source, crédo de Google, la boutique logicielle elle-même est ouverte, les développeurs pourront proposer leurs propres logiciels, en espérant pour Google qu'un petit malin ne reproduise pas un logiciel de type Skype...

Bref...entre les caractéristiques d'un produit et l'engouement qu'on lui porte, le chemin reste encore long. Le temps en est toujours aux supputations, alors vivement 2009 qu'on le croque de nous-même en espérant qu'il soit plus appétissant que...vous savez...